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Clôture du mois de la commémoration de l’abolition de l’esclavage à Saint-Laurent du Maroni

  • Par: abehary
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Ce dimanche 10 juin, de nombreuses manifestations ont été organisées sur tout le territoire pour célébrer le 170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage en Guyane. A Saint-Laurent du Maroni, les commémorations ont duré un mois.

Du 10 mai au 10 juin, la ville a organisé la 12ème édition du mois de la commémoration de la 2nde abolition de l’esclavage. Au programme : des conférences, spectacles, ateliers thématique, expositions et des compétitions sportives. Le 10 mai dernier, jour de la commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage, le lancement s’est déroulé à la Charbonnière. Le public a pu assister à deux coulées de bronze de l'artiste Firmin Sanou, bronzier, qui expose au camp de la Transportation de Saint-Laurent-du-Maroni. Il y avait également une prestation musicale du groupe traditionnel Ati Lobi.

exposition "Racines africaines" de statues en bronze et en cuivre de Firmin Sanou. Les membres des corps sont souvent en plusieurs morceaux rappelant la mutilation subie par les esclaves. Exposition jusqu'au 6 août au Camp de la transportation. (Photo : A.BeharyLS)


Dans un discours, Franck Thomas, élu délégué à la culture de la Ville de Saint-Laurent a rappelé l'importance de commémorer le 10 mai, journée nationale de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions : « Le travail de mémoire, en direction des jeunes générations est essentiel pour construire l'avenir et l'unité de notre société ».

Une commémoration sous le signe du partage culturel

Plusieurs communautés ont pu participer à ce mois de la commémoration. La fête du drapeau, le 19 mai, a mis en avant la culture haïtienne avec des expositions de tableaux, objets et tenues traditionnelles. Le public a pu assister à des interventions sur l’histoire de la création du drapeau haïtien ainsi qu'à des animations musicales. Une semaine plus tard, direction le Brésil, avec des démonstrations de capoeira et un documentaire sur l’art martial brésilien.

Spectacle de musiques traditionnelles haïtiennes sur la Place des fêtes de Saint-Laurent-du-Maroni.

Et enfin, ce week-end pour clôturer l’évènement, l’Association tous âge du Maroni (ATAM) a proposé une soirée percussions et danses traditionnelles créoles. L’ambiance Gwo Ka, Bèlè et Kasé ko était au rendez-vous. Des enfants de l’école Léopold Héder de Saint Laurent du Maroni ont également chanté et récité des poèmes délivrant des messages de libertés de Léon Gontran Damas. Selon Céline Dalège, trésorière de l’ATAM, les enfants doivent connaître leur histoire. « Dès le plus jeune âge, il faut leur apprendre qu’il a eu l’esclavage et que maintenant nous sommes libres. L’identité est importante dans notre société, savoir d’où l’on vient permet de mieux s’affirmer et aller de l’avant » affirme-t-elle. Chaque année, l’association souhaite contribuer à cette manifestation en établissant un programme varié en partenariat avec les associations et les écoles. « C’est un héritage mais surtout un moment de partage » précise-t-elle.

Les élèves de CM1 et CM2 de l'école Léopold Héder de Saint-Laurent-du-Maroni en prestation face à une cinquantaine de personnes. (A.BeharyLS)

La course vers la liberté avec un semi-marathon

Près de 200 coureurs ont pris le départ devant l’office du tourisme de Saint-Laurent-du-Maroni pour un nouveau parcours de 21km du Semi-marathon des Libertés 2018. 

Le premier à franchir la ligne d’arrivée, malgré une erreur d’aiguillage, est Rémi Gérard, de l’Etoile Montjolienne en 1h21min16sec. (photo : A.BeharyLS)

La première dame est Ariane Mirabel en 1h33min36sec. En relais, l’équipe masculine, les Rastaquoures essoufflés, l’emportent en 1h24min25sec. Chez les dames, les Katusi de Mayende franchissent la ligne en 1h51min. Et enfin, en relais mixte, l’ASCHAR fini en 1h40min.

Podium relais mixte : 1. ASCHAR 2. Les Tendinites 3. Dream Team (photo: A.BeharyLS)