themes/default/item_post.html.twig

Crise aux urgences de Cayenne : les médecins demandent deux mois supplémentaires

  • Par: abehary
  • Date:

Les médecins urgentistes démissionnaires auraient dû arrêter de travailler ce lundi 3 juillet. Ils veulent continuer à être en poste car il y a des avancées dans les négociations.

Pour rappel, les 15 médecins démissionnaires avaient un préavis de 2 mois à la date de dépôt de leur démission soit le 3 mai dernier. Ainsi, le préavis de leur acte de démission est arrivé à terme ce mardi 3 juillet.

Les urgentistes ont proposé à la direction du Centre Hospitalier Andrée Rosemond (CHAR) un prolongement de leurs contrats de deux mois supplémentaires. « Dans une période estivale où il est difficile de recruter, ca permet d’avoir un service normal pour accueillir les patients. Et ça nous permet de travailler avec l’ARS pour établir un protocole d’accord sérieux », affirme le Docteur Mathieu Levy-Loeb. Les revendications sont les mêmes : plus de moyens humains et matériels pour une amélioration du service. La semaine dernière, à la suite d’une manifestation à Cayenne, les urgentistes ont été reçus en préfecture. Ils avaient formulé la demande d’une rencontre avec la ministre de la Santé. Une demande qui est toujours en attente.

Du côté de la direction, Agnès Drouhin a proposé de repousser le préavis qu’à la fin de la mission d’un expert, qui fournira son résultat le 10 juillet mais refuse de signer de nouveaux contrats de deux mois. « Il n’est pas question de faire des nouveaux contrats. Je leur propose de reporter la date de démission, le temps de l’expertise, après soit ils démissionnent ou pas », précise Agnès Drouhin, directrice du CHAR.

Même si les urgentistes affichent une volonté de rester en poste, le service risque d’être davantage fragilisé avec autant d’incertitudes sur leurs conditions de maintien en poste.