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17 mai : journée mondiale de lutte contre l'homophobie

Le 17 mai 1990 l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) supprime l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Pour célébrer cette avancée, depuis 2005, le 17 mai est la Journée mondiale contre l’homophobie. En Outre-mer, les discriminations sont encore très présentes. Des manifestations et évènements sont prévus à cette occasion dans toute la France et dans le monde. En Guyane, l'association Kaz’Avenir invite à une marche ce mercredi après-midi à 17h à partir de la place des Palmistes.

  • Par: Radio Péyi avec Outremers360
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Dix ans après l’ouverture du mariage au couple gay et lesbien en France et cinq ans après un rapport parlementaire pointant « une haine LGBT plus marquée » dans les Outre-mer, l’homophobie est loin d’avoir disparu dans les territoires ultramarins. Les associations s’accordent à dire que la situation s’améliore, mais trop lentement. Et certains jeunes préfèrent toujours quitter leur terre natale plutôt que de faire face à une homophobie omniprésente.

En cette journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, les associations dénoncent un important rejet des personnes LGBT+ dans les territoires ultramarins. Même si des progrès sont soulignés, les violences et discriminations les empêchent toujours de vivre librement et normalement. Romane Palany, co-présidente de l'association Kaz’Avenir :

“Ce sont des paroles et des actes qui sont épuisants. On ne peut pas être libre de parler de son ou sa conjoint(e) à ses proches ou au travail parce qu’on a déjà entendu des réflexions homophobes. Se faire insulter de « pédé », « gouine », « makoumé » etc… Et puis c'est aussi ne pas pouvoir exprimer son affection à la personne qu’on aime en public de peur d’être agressé »

En juin 2018, trois députés français, Laurence Vanceunebrock-Mialon (Allier), Raphaël Gérard (Charente-maritime) et Gabriel Serville (Guyane) relevaient, « un rejet latent » des personnes LGBT + dans les territoires d’Outre-mer, « renforcés par le poids de la structure sociale et du contexte culturel propre à chaque espace géographique ».

Il y a un an, l’ancienne journaliste guadeloupéenne Caroline Musquet publiait le recueil de témoignages « Être homosexuel aux Antilles », brisant l’omerta autour de l’homosexualité dans des territoires insulaires, « où la diversité des identités est moins acceptée et difficile à vivre. Dans les Outre-mer, les croyances et la région sont très présentes. Les lieux de cultes font partie des moments de socialisation, on va à l’église comme on va au café, on y rencontre des amis, on discute avec ses voisins ». Pour Caroline Musquet, « le poids de la religion empêche l’ouverture d’esprit » dans des sociétés où les « personnes invoquent Dieu » pour justifier l’homophobie.

En Guyane, l'association Kaz’Avenir invite à une marche ce mercredi après-midi à 17h à partir de la place des Palmistes. Il faudra vous munir de votre parapluie arc-en-ciel !