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Iracoubo : Trop Violans bloqué au poste de contrôle routier

Yvane Goua, la porte-parole et Olivier Goudet, le président de l’association qui devaient se rendre à Saint-Laurent du Maroni sont restés coincés au barrage de gendarmerie d’Iracoubo en raison de motifs impérieux non recevables. Avec l’appui d’élus locaux, les membres de l’association ont pu en fin de journée poursuivre leur route vers l’ouest. Les détails.

  • Par: adminradio
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« Nous sommes victimes de délit faciès », s’insurge Olivier Goudet, le président de l’association Trop Violans. Les membres de l’association qui se rendaient à Saint-Laurent au chevet d’habitants de Saint-Laurent en difficulté face à la montée de la violence dans leur quartier ont été retenus au barrage de gendarmerie d’Iracoubo. La raison : un "motif impérieux non recevable". Pour rappel, parmi les mesures de lutte contre la propagation du virus, la préfecture impose un motif impérieux aux postes de contrôle d’Iracoubo et de Régina. Le refus des forces de l’ordre a provoqué la colère des membres de l’association :

« Les gendarmes ont pris nos permis de conduire puis nous avons attendu une vingtaine de minutes. Ils ont passé des appels pour finalement nous refuser le passage. Nous pensons qu’il y a une volonté de régler des comptes du côté de la préfecture. C’est une volonté de nuire à l’association », explique Olivier Goudet, le président de Trop Violans.

L’association qui admet vouloir se professionnaliser, a tenté de justifier leur déplacement vers l’ouest pour des séances de travail. Pour calmer le jeu, il a fallu l’intervention d'habitants de la commune et d’élus locaux. Gabriel Serville, qui après un premier échange téléphonique puis son courrier au préfet, s’est aussi déplacé sur les lieux tout comme la maire d’Iracoubo, Céline Régis. Intervention également de Sophie Charles, la maire de Saint-Laurent, qui a envoyé un courriel au sous-préfet pour informer que l’association devait intervenir sur les problématiques d’insécurité et sur le phénomène des mules. Lénaïck Adam, le député de 2ème circonscription, fait appel au préfet de Guyane, sur Twitter :

Les postes de contrôle de Guyane doivent retrouver leur juste utilité et non empêcher aux Guyanais respectueux des règles de vivre et de circuler en toute liberté dans leur territoire. Je demande au préfet de Guyane un point rapide sur cette question sensible.

Les postes de contrôle sont sources de discorde depuis plusieurs années, bien avant l’épidémie de Covid19. Dans un communiqué, le MDES considère que ces barrages sont « inacceptables ». « Ils empêchent la libre circulation des habitants de Guyane, ils les soumettent à un régime exceptionnel de contrôle d’identité et d’entrave à leur liberté fondamentale », dénonce Fabien Canavy, secrétaire général du MDES.

Yvane Goua et Olivier Goudet ont pu poursuivre leur route en fin d’après-midi. Une situation qui a fortement ralenti la circulation sur cette portion de la RN1.