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La coopération judiciaire entre la France et le Suriname officiellement actée

Une convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre le Gouvernement français et la République du Suriname a été signée ce lundi 15 mars au ministère des Outre-mer. Une convention qui vise à renforcer la lutte contre l'orpaillage illégale et l'immigration clandestine, notamment sur le sol guyanais.

  • Par: Radio Péyi avec Outremers360
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Une nouvelle étape dans la coopération franco-surinamienne a été franchie. Deux ans après avoir acté une coopération policière entre la France et le Suriname, le ministre des Outre-mer a signé à Paris avec les ministres de la République du Suriname Albert Ramdin (Affaires étrangères) et Kenneth Amoksi (Justice et Police) une convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre les deux pays.  Désormais, les autorités judiciaires auront la possibilité de procéder à des auditions de témoins sur le territoire de l'autre partie. Par ailleurs, le transfert temporaire de personnes détenus et la transmission d'informations de casiers judiciaires seront également facilités. « Jusqu'à aujourd'hui, il y avait une coopération de terrain qui n'avait pas été formalisée. Ce document permettra d'avoir un échange entre les différents parquets, qui permettra d'avoir un échange de renseignements en matière pénale» , a déclaré Sébastien Lecornu. 

Lors de cette séquence, deux autres documents « plus politiques » ont été signés avec les représentants de la République du Suriname. Il s'agit d'un protocole qui acte la délimitation de trois premiers segments de la frontière entre la Guyane et le Suriname sur le Maroni et la Lawa. Un 4e segment de cette frontière (en amont du fleuve Maroni à partir de Maripasoula) est encore contesté par les deux pays. L'autre accord concerne une déclaration conjointe entre la France et le Suriname sur la gestion commune du fleuve Maroni et le développement commun de la zone transfrontalière. 

Le président de la CTG, Rodolphe Alexandre, qui a assisté à cette signature par visioconférence, a qualifié de « considérable » ces deux accords qui vont faciliter les relations pour éradiquer l'orpaillage illégal. « Il s'agit de moyens de rapprocher nos deux pays. Nous souhaitons continuer à partager notre culture et notre façon de vivre. Nous veillerons à lutter contre l'orpaillage illégal. Il est de notre devoir de préserver la forêt. Ces accords faciliteront une meilleure gestion de la frontière et renforcer la coopération en matière d'orpaillage illégale», a déclaré Albert Ramdin, le ministre des Affaires étrangères du Suriname.