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Kourou : les gendarmes pris à partie par les organisateurs de soirées en plein confinement

Le week-end dernier, plusieurs soirées dites sauvages ont eu lieu à Kourou, alors que le couvre-feu et le confinement sont toujours en vigueur en Guyane. Lors d’une intervention sur l’une des soirées clandestines, les gendarmes de Kourou ont été agressés.

  • Par: Clément Buzalka
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C’est à partir de 22h, samedi 22 mai, que les gendarmes de Kourou reçoivent les premiers appels de riverains de la rue Pablo Picasso, se plaignant de tapages. En moins de deux heures, les forces de l’ordre comptent plus d’une dizaine d’appels pour les mêmes raisons. 

Peu avant minuit, les gendarmes du DSI de Kourou interviennent dans le quartier. Mais alors qu’ils arrivaient pour rappeler à l’ordre les participants, les militaires sont immédiatement pris à partie par les organisateurs de la soirée privée. Pendant que les gendarmes essaient de calmer la situation et faire cesser l'infraction, plusieurs individus les contournent et crèvent un pneu du véhicule de service puis jettent de nombreux projectiles, notamment des bouteilles en verre, sur les forces de l'ordre. C’est à ce moment que les militaires utilisent du gaz lacrymogène et leur lanceurs de balles de défense (LBD), comme on l’aperçoit sur des vidéos filmées par des témoins, pour s'extraire et changer la roue. 

Quelques minutes après, les gendarmes sont de nouveau appelés sur un deuxième tapage, dans le même secteur. Trois patrouilles dsont envoyées sur les lieux des faits. En arrivant, ils sont encore une fois immédiatement la cible de nombreux projectiles dont l'un brise le pare-brise du véhicule sérigraphié. Là encore, ils feront cesser le tapage et disperser la foule hostile à l’aide de gaz lacrymogène et de tirs de LBD. Le secteur redevient calme à l'issue. 

Ce lundi au petit matin, un homme âgé d'une trentaine d'années, soupçonné d'avoir participé aux faits a été interpelé au domicile de sa compagne. Placé en garde à vue, il devra répondre des faits de « violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité et dégradation du bien d'un dépositaire de l'autorité publique ». Il encourt jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende. Les organisateurs de ces soirées seront également poursuivis.