Le Dragon 973 partira-t-il en Martinique ? Une question, des réactions

15 avril 2019 À la une Politique Sécurité


L’hélicoptère de la sécurité civile pourrait être transféré en Martinique. L’information a été diffusée par l’association les Grands Frères hier soir. Elle fait déjà grand bruit sur les réseaux sociaux et dans l'opinion publique.

Le Dragon 972 est hors d’usage depuis plusieurs jours à la suite d’un accident. L’hélicoptère a touché et coupé trois lignes à haute tension lors d’une opération de sauvetage qui s’est déroulée dans l’après-midi du 3 avril au large de Schoelcher en Martinique.

Sans attendre confirmation, les élus de Guyane réagissent

Ce supposé transfert est difficilement acceptable par les élus et la population car il a été attendu depuis de nombreuses années. L’hélicoptère a souvent fait l’objet de promesse des différents ministres de l’Intérieur, de droite ou de gauche, lors de leur visite en Guyane.

Le député de Guyane Lénaïck Adam, souhaite que si ce projet est envisagé qu’il soit abandonné immédiatement. « La Guyane ne peut pas faire sans cet hélicoptère surtout quand on sait le nombre d’évacuations effectuées dans l’intérieur de notre territoire accessible par aucune route », affirme-t-il.

Le sénateur Antoine Karam conteste cette décision même pour quelques semaines ou quelques mois. « L’hélicoptère est extrêmement utile pour venir en aide aux populations isolées. La France est une grande nation, elle peut trouver un hélicoptère pour tout le monde », déclare-t-il.

Les principaux concernés dans le flou

Rodolphe Alexandre, le président de la Collectivité Territoriale de Guyane et également le président du Sdis Guyane n’a reçu aucune confirmation concernant un départ du Dragon973 en Martinique. « Il n’est pas envisageable que la Guyane se prive d’un hélicoptère de la sécurité civile, un outil essentiel à la sécurité des habitants », ajoute-t-il. Le président du Sdis attend une réponse du ministre de l’Intérieur.

Le Lieutenant-Colonel, Félix Antenor-Habazac, directeur du Sdis Guyane définit ce transfert comme un « bruit ». Selon lui, « ils n’ont encore reçu aucune consigne écrite mais juste un message disant que c’était une éventualité ».

Pour l’instant, la préfecture ne communique pas sur cet éventuel transfert.


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