La question des suicides chez les amérindiens au Sénat

5 juillet 2019 À la une Jeunesse Politique


Le sénateur de Guyane, Antoine Karam a interpellé le gouvernement hier sur le phénomène de suicide dans les communautés amérindiennes de Guyane.

« Drame glaçant, récurrent et indigne d’un pays développé qui se joue », déclare Antoine Karam au Sénat. Le nombre de suicides chez les amérindiens est en augmentation depuis plusieurs mois en Guyane. Entre septembre 2018 et mai 2019, 10 jeunes amérindiens ont mis fin à leurs jours. Il y a quinze jours, une autre jeune s’est suicidé au village Bellevue à Iracoubo. Un taux de suicide 8 à 10 fois supérieur que la moyenne nationale. Le suicide des amérindiens n’est pas nouveau, depuis les années 2000, la communauté est touchée par ces drames.

C’est face à cette nouvelle vague de suicide qu’Antoine Karam s’est exprimé au Sénat lors de la séance de questions au gouvernement. « Nous le savons, c’est la question de la reconnaissance des droits des peuples autochtones et notamment de la ratification de convention 169 de l’OIT qui est posée. Elle est en effet un préalable à la reconnaissance de leur identité et à la restauration de l’estime de soi », affirme Antoine Karam dans l’hémicycle.

En réponse, Annick Girardin, la ministre des Outre-mer a annoncé l’envoi d’une nouvelle mission pour essayer de mieux comprendre et empêcher les suicides dans les communautés amérindiennes. La ministre a rappelé le transfert de 400 000 hectares de foncier aux amérindiens engagé dans le plan d’urgence. Elle souhaite également que la France se rapproche des pays d’Amérique du Nord sur cette question puisque ces pays ont déjà eu affaire à la même problématique.

Le sénateur Antoine Karam reste peu satisfait de cette réponse. Il espérait des réponses « plus concrètes et plus précises ». « La solution est aussi l’amélioration des conditions de vie de ces populations », ajoute-t-il.

De son côté, le collectif Jeunesses autochtones de Guyane a réagi aux annonces de la ministre des Outre-mer sur Twitter. Ils ne sont pas satisfaits de la réponse. Ils rappellent qu’Annick Girardin n’est jamais venue à la rencontre des amérindiens de Guyane malgré ses nombreux déplacements sur le territoire depuis 2017.

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