Le Brésil a un nouveau président : Jair Bolsonaro.

30 octobre 2018 À la une News International Politique


Appelant à « changer le destin du Brésil », le candidat d'extrême droite a été élu haut la main dimanche 28 octobre, avec 55,15% des voix, contre 44,85% pour son adversaire de gauche Fernando Haddad.

« Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche », a affirmé ce chantre de la dictature militaire (1964-1985) dans son premier discours, retransmis en direct sur Facebook.

« Ensemble, nous allons changer le destin du Brésil », a insisté l'ex-capitaine de l'armée de 63 ans, qui prendra les rênes du plus grand pays d'Amérique Latine en janvier, grâce aux suffrages de plus de 57 millions d'électeurs. Dès l'annonce des premiers résultats partiels, des pétards ont explosé dans les quartiers de la Matine à Cayenne ou encore à Arc-en-ciel à Rémire Montjoly, où des dizaines des partisans de Bolsonaro étaient rassemblés pour célébrer la victoire de l'ex-capitaine de l'armée.

« On est sûr que le Brésil va se développer avec Bolsonaro », affirme Franck électeur à Oiapoque (Etat d’Amapa), ville frontière avec la Guyane au bord du fleuve Oyapock. Rosa a également voté Jair Bolsonaro à Oiapoque. « J’espère qu’il y aura du changement pour les peuples amérindiens et pour la jeunesse », affirme-t-elle. « Ce qui se dit sur Bolsonaro n’est pas fondé, ce sont des mensonges », ajoute-t-elle.

Des electeurs à Oiapoque-Amapa-Brésil. (Photo : F.Royer)

A Cayenne, nous avons rencontré, Mila, une électrice craintive du programme politique annoncée par Jair Bolsonaro. Elle décrit l’homme comme étant « un raciste, un homophobe et un misogyne ». « J’ai peur pour ma famille au Brésil là-bas. Mon père est noir et je sais qu’il va être touché », ajoute-t-elle.  « Avec la violence, on ne peut pas régler le monde. Même si Haddad, le Parti des Travailleurs ont des problèmes avec la justice, ils ont tout fait pour le peuple », précise Mila.

Après le scrutin du 7 octobre qui a vu Bolsonaro frôler une élection dès le premier tour (46% des suffrages), les Brésiliens ont fait leur choix plus par rejet que par conviction : "contre la corruption" pour le candidat d'extrême droite, "contre la haine" pour celui de gauche.


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