Mercato : Gonçalo Guedes au PSG, bien plus qu’une doublure de Cavani

27 janvier 2017 Brèves


« Le nouveau prince de Paris ». Le journal portugais A Bola n’a pas lésiné au moment de titrer sa Une sur le transfert de Gonçalo Guedes au Paris Saint-Germain. Arrivé de nulle part, hors radars des médias si ce n’est à quelques jours à peine de sa signature officielle, l’international portugais de 20 ans est la troisième recrue du PSG après les deux milieux offensifs Giovanni Lo Celso et Julian Draxler. De fait, Guedes peut ressembler à un énième empilement de tripoteurs de ballon mais c’est loin d’être le cas, il semble bien que le Lusitanien ait un profil différent des autres, et son recrutement dessine une équipe qui ressemble un peu plus encore au style que recherche Unaï Emery.

Né le 29 novembre 1996, Gonçalo Guedes a été biberonné au football du Benfica Lisbonne qu’il intègre à 5 ans. Son talent est indéniable mais le jeune homme reste discret et surtout garde une éthique de travail qui le fait franchir toutes les étapes. Ainsi il est international de toutes les catégories de la Seleçao. Il a porté le maillot portugais des U16 jusqu’à l’équipe A, soit 9 classes d’âge. Toujours précoce, il démontre une intelligence de jeu qui lui permet d’évoluer à tous les postes offensifs.

Un jeune prometteur au profil particulier

Les recruteurs du club de la capitale avaient l’œil sur lui depuis (au moins) une confrontation en Youth League entre les U19 du Benfica et du PSG. Les Lisboètes avaient éliminé les jeunes Parisiens et Guedes s’est alors positionné parmi les jeunes suivis par les plus grands clubs européens. Son arrivée cet hiver ne vient pas d’une soudaine lubie mais bien d’une piste activée au moment où le club en avait besoin. Car au-delà de la ribambelle de milieux offensifs que propose le PSG, Gonçalo Guedes peut proposer des solutions que n’offrent pas ses nouveaux coéquipiers.

À l’image de Draxler, le Portugais est un avaleur d’espace qui cherche la profondeur sur chaque appel, chaque prise de balle et chaque percussion. Guedes a montré avec Benfica qu’il peut déborder, centrer, frapper de loin et permuter sur tout le front de l’attaque. Un jeu simple et direct avec une réelle sûreté technique qui changeront d’un Ben Arfa le tripoteur de balle stérile, un Di Maria mou et décevant ou encore Lucas, éternelle déception malgré sa bonne volonté. La venue de Draxler puis désormais celle de Guedes mettront un coup de pied dans la fourmilière afin de bousculer les sénateurs du jeu parisien. Exactement ce que recherche Unaï Emery depuis son arrivée. Une flèche de plus à l’arc du Basque.

Acheté une trentaine de millions d’euros, Gonçalo Guedes est le troisième joueur le plus cher quittant le Portugal. Une somme conséquente mais un pari plus ou moins risqué. Car en deux saisons et demi, L’attaquant a joué 68 matches pour 11 buts et 15 passes décisives. Cette saison, il en était déjà à 7 buts et 6 passes décisives en 28 rencontres, signe d’une progression constante, y compris en Ligue des champions où il a marqué 3 buts en 13 matches. Tout cela en étant un attaquant de soutien, pas un numéro 10 mais plutôt un « neuf et demi ». Un style qui plaît sans doute à son nouveau coach.

Soutenir Cavani et bousculer les autres

Ainsi, Unaï Emery, qui ne peut compter sur le très talentueux mais hélas intermittent Javier Pastore, recherchait le joueur capable de venir épauler Edinson Cavani. Bon dans les déplacements, capable de faire joueur les autres et aussi de venir finir, il est un détonateur et accélérateur du jeu, de quoi modifier le jeu d’un PSG qui parfois n’arrive pas à changer de rythme. Et si le totémique 4-3-3 du Paris Saint-Germain est maintenu, il peut évoluer sur l’un des côtés. Surtout à droite, en pendant de Draxler. Pas de quoi rassurer Ben Arfa et Lucas, et de quoi titiller Di Maria.

Surtout, Gonçalo Guedes peut jouer seul en pointe pour faire souffler un Cavani qu’on ne peu décemment pas remplacer par Jean-Kevin Augustin. Certes il est jeune, et il ne pourra pas jouer en Ligue des champions l’ayant disputé avec Benfica. Mais le PSG mise sur l’avenir et surtout montre qu’il entre dans une nouvelle phase qui ne passera pas par l’achat de joueur à plus de 50 millions d’euros sans être assuré d’une valeur ajouté technique. La direction semble faire confiance à Unaï Emery, venu changer le style de jeu mais qui n’avait pas les joueurs adéquat. Pour palier à certaines lacunes dans l’effectif, insuffisamment doté en qualité pour un prétendant à la victoire en C1, la direction sportive sous la houlette de Patrick Kluivert s’est mise en branle.


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