Une journée « justice morte »

21 mars 2018 À la une Justice


Une vingtaine d'avocats réunis ce matin devant le palais de justice de Cayenne suivent le mouvement national contre le projet de loi de programmation de la justice.

Dans le cadre d’une journée « justice morte » : en Guyane, les avocats ne participent pas aux audiences, et n'assurent pas les permanences.Un mouvement de grève national pour protester contre le projet de loi de programmation pour la justice, qui doit être présenté aujourd'hui au Conseil d'Etat.

Ils estiment ne pas avoir été consultés pour l'élaboration de ce projet de loi. Et ils s'opposent à plusieurs mesures dans ce projet de loi, notamment la dématérialisation de certaines procédures, qui deviendront uniquement numériques. Pour le gouvernement, cela doit permettre d'accélérer les procédures, mais pour maître Georges Bouchet, bâtonnier du barreau de Guyane, cela va exclure certaines personnes de la justice. « Il y a le problème de la fracture numérique en Guyane notamment dans les communes de l’intérieur. Les plus démunis n’ont pas toujours accès au numérique. Donc si cette dématérialisation se réalise, il y aura un accès réduit à la justice pour une catégorie de la population » affirme-t-il.

Autre mesure contestée par les avocats : la mise en place de « tribunaux criminels départementaux » pour remplacer un procès en cours d'assises, pour les crimes passibles d'une peine entre 15 et 20 ans de prison, sans jury populaire, censé accélérer les procédures.

 


, , , ,

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée;Les champs obligatoires sont marqués par une étoile