Scène de guérilla urbaine entre Guyanais et Tchétchènes

6 août 2018 À la une Faits divers


Mercredi 1er août à en fin d’après-midi, un groupe armé de Tchètchènes s’est lancé dans une course-poursuite de Guyanais dans un quartier de Reims selon le quotidien l’Union.  

Dans le quartier Croix-Rouge de Reims, l’atmosphère est calme et quelques passants se promènent dans la rue profitant du beau soleil d'été. Soudain, un groupe de cinq hommes se met à courir derrière une voiture. L’un d’eux tient un pistolet à la main. Le chargeur tombe, il le ramasse, puis se dirige vers le sous-sol d’un grand magasin. Il en ressort sans son arme, saute dans une voiture et se lance dans une course-poursuite avec la première, montant notamment sur un terre-plein. C’est alors que des policiers l’arrêtent.

L’individu armé est un dénommé Yakub Isupov et il comparaissait vendredi devant le tribunal correctionnel de Reims selon le quotidien l’Union.

Des rivalités communautaires

Arrivé en France en 2010 avec sa famille, le jeune homme de 24 ans est issu de la communauté tchétchène. Selon lui, un affrontement aurait opposé « des Tchétchènes à des Guyanais » le 31 juillet et deux membres de sa communauté auraient été blessés. Le lendemain, ils seraient allés voir une assurance pour les dégâts matériels causés par les « Guyanais », et en auraient aperçu un dans sa voiture en sortant du bâtiment, ce qui aurait été à l’origine de cette course-poursuite digne d’un film d’action. « Je me suis senti suivi et menacé, tente-t-il de se justifier. Son arme n’aurait servi qu’« à faire peur », car il s’agirait selon lui, d’une arme non-mortelle qui n’était de toute façon pas chargée. Malheureusement pour lui, l’analyse de l’expert démontre le contraire : le canon du pistolet a été modifié, ce qui en fait une arme de poing de catégorie B1, dont le port et la détention sont interdits.

Son dossier judiciaire s’alourdit lorsque le tribunal se rend compte qu’il conduisait la voiture sans permis, puisque ce dernier lui a été retiré lors d’une précédente affaire. Il a d’ailleurs comparu le 20 juillet dernier pour circulation malgré suspension de permis. 

La victime est partie se cacher en région parisienne

La version de la victime, partie se cacher en région parisienne car ne se sentant plus en sécurité après ces événements, diffère sensiblement : des membres de la communauté tchétchène d’Eisenhower forceraient les jeunes Guyanais à vendre de la drogue et porteraient toujours des armes sur eux. D’ailleurs, Yajub Isupov possède un certain nombre de photos d’armes de poing dans son portable. 

Selon le quotidien l’Union, Yakub Isupov sera finalement condamné à 18 mois de prison ferme, en plus de 6 mois de sursis révoqués.

 


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