La commission d’enquête publique favorable à l’exploration pétrolière par Total

17 octobre 2018 À la une Economie


Le rapport est consultable depuis le début du mois d’octobre sur le site de la Deal. La commission d’enquête publique donne un avis favorables une réponse assortie de trois recommandations.

La commission d’enquête se dit favorable à l’autorisation d’ouverture de travaux miniers (AOTM) pour la réalisation d’une campagne de cinq forages d’exploration pétrolière par Total au large des côtes guyanaises. Sans prendre en compte les avis défavorables majoritaires révélés par l’enquête publique.

L’enquête publique s’est déroulée en plein mois estivale, du 16 juillet au 23 aout dernier. Elle a connu une forte participation. Près de 7 183 avis dématérialisés ont été enregistrés, un record niveau Enquête Publique en Guyane selon la commission d’enquête.

Sur ces avis, 98% sont défavorables à l’autorisation d’ouverture de travaux miniers du permis Guyane Maritime de Total. Sans appel, la commission donne un avis favorable. Parmi les avis défavorables, les opposant ont rappelé les risques pour l’environnement. La sécurité et l’organisation de l’enquête sont remis en question.

Malgré tout, la commission d’enquête ne s’est pas appuyée sur ses observations pour émettre sa décision mais plutôt sur celles de Total. Elle juge les réponses apportées par la société « complètes et argumentées ». Aussi elle préfère faire confiance à la technicité de spécialiste du pétrole, tout en émettant trois recommandations :

  • Remettre en activité la Commission de Suivi et de Concertation sur le pétrole en Guyane afin d’impliquer l’ensemble des parties prenantes autour du projet.
  • Établir un cahier des charges spécifique sur les procédures de rejet des boues dans l’océan et le traitement des boues toxiques.
  • Mettre en œuvre un contrôle effectif de ces opérations de rejet et de traitement des boues toxiques.

A l’heure actuelle les associations, collectifs et ONG restent vent debout, contre la décision de la commission d’enquête. Selon Claire Alanési, membre du collectif Stop pétrole offshore, le Groupe Total aurait dû organiser un débat public et déplore que les décisions se prennent en catimini. « Il n’y a eu aucune information à destination de la population Guyanaise. C’est grave. Si aujourd’hui, des réunions publiques  seraient organisées, on aurait des réactions complètement opposées à ce projet-là », déclare-t-elle.

Pour rappel le permis Guyane maritime est toujours en cours d’instruction.

 


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