Inquiétude du pôle économique de l’Accord de Guyane

3 octobre 2017 À la une Economie


Les membres du pôle économique de l'Accord de Guyane pointe du doigt l'application d'une directive européenne qui impacte le développement de certains secteurs.

Ce texte prévoit qu'un certain nombre de projets soient soumis à un examen d'impact au cas par cas, avec l'application d'une réglementation qui, selon le pôle économique, ne tient pas compte des spécificités liées à la nature et à l'aménagement du territoire guyanais.

Carol Ostorero, présidente de la FédomG, la Fédération Des Opérateurs Miniers de Guyane, souhaite qu’un allègement de ces seuils et qu'un avis favorable soit donné à tous les projets qui font actuellement l'objet d'une étude d'impact.

« Nous avons des dossiers qui sont soumis à des études d’impacts et les porteurs de projet sont dans l’obligation d’abandonner des projets. […] nous demandons à ce que tous les projets qui ont été soumis à une étude d’impact puissent recevoir un avis favorable ou à un recours gracieux afin de poursuivre les projets. »

Dans la filière bois, la réglementation a fixé un seuil soumettant les projets à une étude pour l'ouverture de pistes forestières de plus de 3 km, ou encore à une déforestation supérieure à un demi-hectare.

Des contraintes qui ralentissent le secteur selon Grégory Nicollet, exploitant forestier et président d'Inter Pro Bois Guyane. Il dénonce des niveaux d'exigence trop importants.

« C’est tout à fait juste que cette loi environnementale fasse du contrôle. Mais on est surement à un niveau d’exigence déjà extrêmement élevé  dans notre métier par rapport à ce qui peut se passer dans le reste du monde aujourd’hui. D’ailleurs dans l’exploitation forestière, on a fait le grand écart pour certifier l’ensemble des massifs forestiers guyanais en éco-certification et en exploitation à faible impact. »

A cause de cette directive européenne, les acteurs économiques craignent que les entreprises de travaux publics qui étaient missionnées pour l’ouverture des pistes soient retirées du marché ou soient mises en stand-by.  

Les membres du pôle économique s’étonnent de cette décision puisque lors de leur dernier échange avec le préfet, ils semblaient être compris par ce dernier. Une dernière tentative de conciliation avec le gouvernement est envisagée par l’envoi d’un courrier permettant de rappeler les spécificités locales et que certains secteurs sont en périls.

Photo en Une : Grégory Nicollet, Carol Ostorero et Stephan Ohlicher (président du Médef Guyane). Photo de N.Mézil.


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