Crash d’hélicoptère : des enquêtes longues et complexes débutent

10 mai 2018 À la une Faits divers


Les suites du crash d'hélicoptère qui a fait deux morts et un blessé grave à Régina la semaine dernière.

Deux enquêtes ont été ouvertes : une enquête de sécurité menée par le BEA, le bureau d'enquêtes et d'analyse pour la sécurité de l'aviation civile. Et une enquête judiciaire conduite par la gendarmerie aérienne et la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens, située à Paris. Des enquêtes ouvertes pour homicide involontaire, blessures involontaires, et transport aérien sans certificat d'immatriculation. « L’enquête va être longue car elle devra se diriger vers différents lieux entre la métropole et la Guyane » affirme Eric Vaillant, procureur de la République. En effet, le travail d’enquête ira vers la société propriétaire de l’hélicoptère dans les Pyrénées-Atlantiques, vers la société de maintenance qui se situe dans l’Hérault et vers la société qui a affrété, mis à disposition l’hélicoptère et employé deux mécaniciens en Guyane.

Les constations faites par enquêteurs sur place ne permettent pas encore de faire d'hypothèses sur les causes du drame, ni de déterminer si l'appareil est en cause. La découverte de l'épave laisse penser que l'hélicoptère a subi un atterrissage forcé ou une chute verticale. Météo France a fourni une analyse des conditions météorologiques. Un alignement de nuages fait qu’au moment de l’accident, il pouvait y avoir des pluies intenses et donc une baisse la visibilité. Il n’y avait pas d’orage ce jour là.

L’hélicoptère de marque italienne a été construit en 1979. Il a été utilisé en Angleterre puis en Belgique puis immatriculé en France en 2017. L’hélicoptère n’était pas équipé de boîtes noires (enregistrement des voix et paramètres du vol) comme dans les avions. Cet équipement n’est pas obligatoire sur ce type d’appareil.

L'épave se trouve dans une très petite clairière avec un sol boueux.

Le milieu naturel dans lequel se trouve l’épave de l’hélicoptère rend l’enquête difficile. L’épave sera prélevée afin que les experts  puissent poursuivre l’enquête. « De nombreuses ruptures mécaniques ont été observées sur l’appareil. Pour pouvoir conclure sur l’origine de ses ruptures, il faut faire des examens complémentaires qui ne peuvent pas se faire sur le site de l’accident », affirme Vincent Ecalle, enquêteur au BEA. L’opération de déplacement se fera avec l’aide des forces armées de Guyane.

Par ailleurs, la famille de deux victimes du crash a porté plainte contre X pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui, avec constitution de partie.


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