Bac 2019 : grève des enseignants pour la 1ère épreuve

12 juin 2019 À la une Education


Douze syndicats de l'enseignement public, privé et agricole ont annoncé leur intention de faire la grève de la surveillance au niveau national. En Guyane, Snes et Sud éducation ont annoncé suivre le mouvement national. 3 500 lycéens passent leur bac cette année.

Des épreuves perturbées ?

Si ce mouvement de grève est suivi, il pourrait y avoir des conséquences sur le bon déroulement des épreuves. Il risque de manquer de surveillants pour la première épreuve. Ce sont les enseignants qui surveillent les épreuves. Mais lundi 17 juin, les candidats en Premières et Terminales générales et technologiques ainsi qu'en Terminales Professionnelles devront se pencher le premier jour sur des épreuves écrites soit de philosophie, de français ou d'histoire-géographie-EMC.

Les syndicats invitent le ministère et les rectorats à prendre leurs responsabilités pour que tout se passe bien le jour de l'épreuve. « Ils doivent prendre des dispositions pour que les épreuves puissent se passer dans des bonnes conditions. Sachant que nous sommes sur une épreuve nationale, si un endroit bloque, l’épreuve doit être annulée », affirme Marion Décavé de Sud Education.

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle

Leurs revendications sont les revalorisations salariales, le retrait des réformes scolaires et du projet d'école de la confiance. Faire grève le premier jour d'épreuves du bac, c'est un choix réfléchi affirme les syndicats. « C’est la première fois que nous faisons grève durant le bac. Et cela montre à quel point, nous sommes arrivés à une position de rupture dans le dialogue social avec le ministère », déclare Sara Ebion, co-secrétaire académique du SNES. Ils espèrent que ça obligera le ministère à revenir sur ses réformes.

Grève qui ne fait pas l’unanimité

L'appel à la grève le jour du Bac n'est pas suivi par tous les syndicats en Guyane. Elle se fera sans le STEG-UTG. Ce syndicat a déjà manifesté cette année contre les réformes mais ne souhaite pas mettre en difficulté les élèves Guyanais. « Nous avons pensez aux élèves de Guyane. Nous savons que les répercutions ne seront pas les mêmes ici que dans l’Hexagone. En Métropole, il est beaucoup plus facile de reprogrammer des épreuves qu’en Guyane », précise Gabrielle Newton, secrétaire générale STEG-UTG. « Il s’agit de jeunes Guyanais. Nous ne voulons pas les sacrifier », ajoute-t-elle.

Le rectorat de Guyane indique par communiqué que « toutes les épreuves du Baccalauréat 2019 (Général, Technologique et Professionnel) sont maintenues comme prévues initialement et comme indiquées sur leurs convocations. Toutes les dispositions sont prises pour que les élèves passent leurs examens dans les meilleures conditions ».


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